Le guide complet des pêches du bar en Bateau

Embarquez pour la plénitude et savourez sans modération vos passions conjointes de la pêche au bar et du bateau…

Nulle part ailleurs vous ne vivrez cet instant privilégié : un vol de goélands ou de fou de Bassans plongeant à quelques mètres de vous.Jamais vous ne ramènerez de bars plus gros et plus nombreux…

Si vous souhaitez avoir des conseils précis sur le bateau de vos rêves et sur son équipement, allez sur notre rubrique

Les pêches en bateau : Pêche aux Appâts

On ne peut parler des pêches du bar en bateau sans mentionner la pêche à l’appât. Le problème de cette pêche est de se procurer les appâts au bon moment et de pouvoir les conserver.

C’est une pêche souvent technique , difficile , mais qui peut donner de bons résultats si toutes les conditions sont réunies….

On trouvera deux types d’appâts :

  • Les morts
  • Les vivants (voir aussi pêche en surfcasting: rubrique appâts)

Les appâts morts :

Les poissons morts

Sans doute la meilleure catégorie d’appâts morts. Les meilleurs poissons morts sont les lançons, les petits mulets, les éperlans. Même morts, ils présentent l’avantage d’avoir une forme bien connue pour nos chers bars !

Les morceaux de poissons :

Plutôt réservé à la pêche au congre ! Mais qui sait, un bar pourrait bien se laisser tenter par un morceau de poisson frais : bout de maquereau, lieu, mulet….

La seiche :

Un des meilleurs appâts morts. Vous pourrez la laisser entière si elle est vraiment petite ou si vous voulez pêcher des monstres !

Les coquillages :

Moules, couteaux, coques, noix de Saint Jacques. La noix de Saint Jacques est le menu favori du bar, il en raffole littéralement. Alors si vous avez du courage, essayez ! …Mais non ! Vous n’auriez quand même pas sacrifié une belle coquille saint Jacques pour pêcher le bar

Personnellement je n’ai jamais essayé, mais qui sait, c’est peut-être l’ appât miracle ? Racontez-nous alors , si vous osez essayer, et que vous faites de la pêche votre vie…

Les appâts vivants :

C’est normalement avec eux qu’on obtiendra les meilleurs résultats . Mais attention, cette pêche impose des contraintes de taille : il faut être en mesure de trouver les appâts qu’on souhaite pour sa pêche ; puis vient le problème de la conservation….

  • Les poissons vivants : Utilisez le lançon, l’éperlan et le petit mulet.
    On peut aussi pêcher au maquereau vivant ( lisette de préférence), qui donnera de bons résultats pour les très gros bars .
    Le lieu n’est pas mauvais, mais il ne se voit pas beaucoup au fond. Attention cependant à bien respecter les tailles légales !
  • Le crabe : Ah, le crabe…

C’est un vif universel pour tous les poissons nobles : bar, mais aussi dorade royale. Il suffit d’ouvrir l’estomac des bars pris pour s’en persuader. Sur les fonds sableux surtout, ou sur les fonds de vase. Le crabe mou en période de mue sexuelle est excellent car il émet des effluves irrésistibles .
  • Les vers de vase :
Les beaux néréides (vers à pattes) et les arénicoles (gros vers brun noir) sont excellents.A votre avis : qu’est-ce qu’imite un leurre anguillon ?

Les montages :

Utilisez le montage le plus classique . Il est très facile à faire, demande un matériel de base et s’avère tout simplement très efficace. Fini les montages qui demandent 2 heures de préparation !

On mettra un hameçon 2/0 (en moyenne) sur un bas de ligne en 40 centièmes, d’environ 1 mètre 50 de long . Sur le corps de ligne on enfilera un plomb olive d’environ 30 grammes (tout dépend du courant) arrêté par une agrafe-émerillon.

Voilà un montage qui tue et qui est vraiment simple!

Deuxième grand montage : Un plomb d’environ 50 grammes en bout du corps de ligne et une potence à 1 mètre du plomb, avec une dérivation de 50 cm de long et l’hameçon au bout. Quand la ligne est tendue à la verticale, l’appât est à 50 cm du fond, ce qui limite les accrochages .

Les Pêches en Bateau : Pêche aux Leurres

peche bar bateau

La pêche au leurre marque la naissance des nouvelles techniques de la pêche moderne .

Elle est pratique, efficace et hyper amusante !

Et puis elle évite « la galère » qui consiste à se procurer les appâts.Voici les différentes catégories de leurres et principales techniques de pêche au bar qui utilisent ces fameux leurres…

  • Le bar s’accoutume-t-il aux leurres ?
  • Quelles couleurs de leurres préférez-vous ?

Pêche au Lancer : Pêche à la Traîne

Les pêches à la traîne se divisent en deux techniques :

  • la pêche en surface
  • et la pêche en profondeur.

La première vise à capturer des poissons qui évoluent entre la surface et 1 mètre de profondeur.

La seconde cherche des poissons bien plus éloignés de la surface, ces derniers pouvant se trouver à plusieurs dizaines de mètres de fond.

Dans les deux cas, la pêche à la traîne est une technique qui profite pleinement de l’avancée d’un bateau, qu’il s’agisse d’un bateau à moteur ou d’un voilier. Ce mouvement met en action le leurre qui travaille de façon très linéaire.

Nous n’avons ici que peu de choses en commun avec les pêches du bord qui se différencient par un travail très important des leurres directement initié par le travail de la main et du moulinet. A la traîne, seule la ligne à main permet des variations continuelles du travail du leurre mais cela n’a rien à voir avec la pêche du bord.

Pour la traîne, nul besoin d’utiliser de leurres complexes qui basent leur réussite sur la science de maniement du pêcheur. On préfèrera toujours des leurres capables de travailler par eux-mêmes en s’appuyant sur le mouvement du bateau. Ces leurres sont souvent très simples.On les partage en trois grandes familles :

  • les leurres naturels,
  • les leurres artificiels souples
  • et les leurres artificiels rigides.

Les leurres naturels :Les leurres naturels sont construits à base de matériaux naturels. Leur travail est toujours très particulier et leurs résultats sont effectifs depuis que la pêche est pêche. 

Les trains de plumes : ces bas de ligne sont équipés d’une multitude d’hameçons équipés de plumes d’oiseau. Plus ou moins fournis, ces leurres ont un travail très fluide et discret sous l’eau. On les utilise principalement pour les poissons bleus. Ils se traînent en surface et en profondeur  à la canne où à la main.

Les peaux : les peaux sont fabriquées dans de la peau de veau ou de poisson. Elles sont de forme allongée et possèdent une découpe en feuille de sole. Ces peaux, une fois humidifiées travaillent et ondulent très naturellement sous l’effet de traîne. On trouve également des leurres basés sur la même conception mais fabriqués à base de matériaux plastiques souples comme la Ragsole de Ragot.

Les couennes : les couennes sont fabriquées en couenne de porc. Elles sont plus lourdes que les peaux de traîne et sont utilisées pour le bar et les grands poissons bleus (thons, bonites)La majorité de ces leurres sont utilisés sur des lignes plombées appelées caille (un seul gros plomb) ou criminelle (plusieurs petits plombs)

Les leurres artificiels souples :Les nouvelles matières ont contribué pour une grande part à l’évolution de la traîne. De nombreux matériaux ont permit la production de leurres à la fois solides et efficaces, ces derniers produisant des nages d’une qualité rare. Les principaux sont les suivants :

  • Les Raglous ou assimilés : ces leurres imitent à la quasi perfection les lançons de l’Océan. Ils sont dotés d’une queue très fine qui ondule plus ou moins rapidement. Traînés derrière une ligne à main ils permettent de prospecter les fonds avec des résultats impressionnants.  
  • Les anguillons : les anguillons en caoutchouc sont simplement constitués d’un tube de caoutchouc enfilé sur un hameçon légèrement courbé et muni d’un émerillon. La courbure de l’hameçon génère l’ondulation du leurre. Les anguillons sont des leurres incontournables à placer derrière une criminelle ou une caille. 
  • Les leurres souples : il existe un grand nombre de leurres en matière plastique souple qui imitent fort bien les poissons. Tous les shads, vitala et autres assimilés conviennent parfaitement pour la traine car ces leurres supportent toutes les vitesses de traîne.

Les leurres artificiels rigides :Le choix des formes, des actions et des tailles est extrêmement vaste dans cette famille de leurre. Chaque fabricant y va de son innovation propre, cherchant toujours à agrémenter la nage de ses leurres. Ce qui est intéressant dans les leurres rigides c’est qu’ils permettent de faire varier la profondeur de nage de la ligne. Ils peuvent être utilisés seuls au bout d’une simple ligne de nylon ou être placés derrière des lignes de fond. On jouera alors sur leur potentiel de plongée.

  • Les Crank Bait : Ces leurres sont courts et trapus. Ils possèdent une bavette très longue qui leur permet de plonger très profondément. Comme leur corps est court ils nagent de façon très intense et rapide. Ils peuvent être utilisés seuls sur des fonds de 1 à 3 mètres et permettent alors de descendre assez profondément. Leur potentiel de plongée est énorme et ils sont donc déconseillés pour une utilisation sur ligne de fond, les risques d’accrochages étant alors importants.
  • Les Deep Runner : Ces leurres ont un corps assez long et effilé associé à une bavette très longue. Cette bavette fine et étroite confère une nage très rapide au leurre et lui permet de descendre très profondément. Ce sont les leurres qui permettent de pêcher le plus profond dans cette famille, idéals pour exploiter les veines de courant de profondeur ou les abords d’une tête de roche. Ils seront utilisés seuls au boout d’une ligne simple traînée derrière une canne de 2,40 mètres.
  • Les Minnows : Ces leurres sont un corps assez effilé mais conservent un dos assez bombé. Ils ont une nage lente qui convient très bien par mer assez agitée. Lourds et puissants ces leurres sont parfaits pour tenter les grosses pièces dans des conditions difficiles. Leur bavette courte modère la plongée de ces leurres et les maintiens à des profondeurs moyennes oscillant entre – 10 cm et – 1 mètre environ. Ces leurres sont utilisables sur des lignes de traîne de fond de type caille (montée sur triangle) et doivent impérativement être espacés d’un minimum de 10 mètres de la plombée. Trop proches, leur nage serait corrompue et le leurre décrocherait régulièrement (retournement du leurre).
  • Les Jerk Bait : Très proches des précédents, les Jerk baits sont munis d’une petite bavette et sont plus effilés que les Minnows. Ils sont parfaits pour travailler dans les secteurs peu profonds entre les lignes d’algues. On les utilise alors sur des lignes légères à la canne et en direct. Du fait qu’ils plongent peu on peut également les coupler à une ligne de traîne dans les mêmes conditions que les précédents minnows.Les poissons à hélices : Ces leurres étranges sont munis d’une ou deux hélices en tête et à la queue. Ils sont exclusivement conçus pour pêcher en surface et peuvent être traînés derrière le bateau à la canne ou à la ligne de surface à main. Il faut alors les lâcher loin du bateau à la terminaison des remous de la coque. On ne peut pas dire que ces leurres soient supérieurs aux autres mais ils peuvent constituer une alternative intéressante à marée basse pour explorer les secteurs peu profonds où s’étalent les roches et goémons.
  • Les cuillères : les cuillères ne datent pas d’aujourd’hui et sont toujours utilisées avec un grand succès. Elles existent dans des poids variables et permettent de servir de plombée à des lignes de semi profondeur (entre la surface et le fond). Dans tous les cas on choisira des cuillères de type ondulantes. En fonction de l’utilisation que l’on prévoie on optera pour un modèle léger de 10 à 60 grammes (en surface pour les maquereaux) ou lourd (plus de 100 grammes) pour pêcher plus en profondeur. La cuillère couplée à un train de plumes ou de raglous à l’avantage de créer une ondulation naturelle aux leurres qui la précèdent. Toutefois il ne faut pas surcharger la ligne de leurres additifs car cela pénalise d’autant plus la nage de la cuillère.

Les Vibration Plug :

Ces leurres sans bavette sont basés sur la pression qu’exerce l’eau sur la face plane de leur tête. Cette tête particulière engendre des vibrations très intenses qui sont souvent soutenues par des billes sonores contenues dans le corps des leurres. Ils sont très efficaces pour pêcher les secteurs très profonds car ils sont très denses et coulent très vite.

La vitesse de traine

Quel que soit le leurre que l’on utilise, la vitesse de traîne du bateau doit osciller entre 5 et 7 km/h pour le bar et les maquereaux. Notons qu’en Méditerranée, la recherche du loup demande des vitesses de traîne extrêmement lentes de moins d’un nœud.

Pour cela, seul le Trolling Valve permet de réguler la vitesse en agissant à la sortie de la boîte de vitesse. Ce système n’est utilisable que sur les moteurs in board et peut s’avérer dangereux pour ce dernier à l’utilisation. Renseignez vous bien auprès de votre motoriste avant d’y songer.

Quoi qu’il en soit, en règle générale, les bars se recherchent plutôt près du fond là où ils sont « planqués » à l’affût. Bon nombre de pêcheurs pratiquent cette technique avec succès dès lors qu’ils connaissent parfaitement leur secteur de pêche.

Gardez toujours à l’esprit que le leurre que vous allez choisir doit correspondre à la pêche que vous pratiquez. Vous trouvez dans la rubrique Pêche en bateau des croquis très explicites qui vous décrivent les hauteurs de nage et de présentation de tous les leurres cités plus haut.Il ne vous reste plus qu’à profiter de l’air du large pour piquer quelques bars…

Ces leurres sont parfaits pour pêcher des secteurs rocheux car leur angle de nage évite bien souvent les accrochages. On doit généralement les utiliser lorsque les poissons sont fainéants pour les agacer.

Il faudra toutefois veiller à récupérer jusqu’à toucher le bateau, les attaques se déclenchant souvent très tardivement.

Les leurres souples :

Les pêches du bar : Pêches en Bateau

La famille des leurres souples est d’une richesse incroyable. On en trouve de toutes les formes, toutes les tailles, tous les coloris et même des modèles « odorants ».

L’avantage des leurres souples est de pouvoir pêcher à l’extrême ralenti. Ils coulent et permettent donc de pêcher à même le fond.

Ce sont d’excellents leurres par eaux froides lorsque les poissons vivent au ralenti.

Comme nous pouvons le voir à la vue de tous ces leurres, le choix n’est pas toujours facile pour le pêcheur. Toutefois, un peu de logique et le suivi de règles simples permettent de se conforter dans une pêche sûre. Sachez qu’en arrivant sur un poste, il est important de savoir jouer avec la dérive du bateau pour protéger au mieux le poisson des bruits dérangeants.

Stoppez donc les moteurs quelques centaines de mètres avant le poste convoité en appréhendant naturellement la dérive du bateau.

Commencez toujours par pêcher en surface pour descendre peu à peu vers le fond, cela évitera de contrarier des poissons qui ne sont pas à l’étage que vous pêchez. Quoi qu’il arrive, et tant que vous n’avez pas « trouvé » le poisson, faites varier l’étage de prospection jusqu’à trouver le bon.

Soyez, de plus, conscient qu’en une seule et même partie de pêche, les poissons sont capables de remonter du fond à la surface parcourant ainsi plusieurs mètres. Ceci pour dire qu’il ne faut jamais rester figé sur une technique mais la faire varier sans cesse.

Une fois équipé de vos leurres, vous êtes prêts à envisager l’achat d’une canne et d’un moulinet.

Les Pêches en Bateau : Pêche au Lancer

Nombreux sont ceux qui se jettent aujourd’hui dans la grande aventure du nautisme. Certains plus pour le plaisir de la navigation, d’autres dans un but purement tourné vers la pêche.

Première partie

Pêcher en bateau donne accès à une foule d’éléments qui sont totalement inaccessibles aux pêcheurs du bord. Qu’il s’agisse d’une pêche aux appâts naturels ou d’une pêche aux leurres, le plaisancier accède à une nouvelle dimension extrêmement riche en plaisirs et en sensations.

Pour celui qui pêche depuis des années les pieds sur la terre ferme, l’accès à la pleine mer se révèle souvent comme un fantastique univers de liberté, le pêcheur n’étant plus strictement lié aux possibilités offertes par la côte. Le pêcheur en bateau a tout à coup accès à une gestion totale des courants et des postes sous marins, quels qu’ils soient, où qu’ils soient.

Ce paramètre élargit considérablement le champ d’action en donnant la possibilité au pêcheur de s’adapter totalement au positionnement du poisson, ce qui, du bord, n’est pas possible.

Pour pêcher aux leurres, le bateau est un atout considérable car il permet d’attaquer des poissons du large vers la côte, en profitant bien entendu de l’ensemble des postes à disposition, sans aucune limite.

La pêche du bar aux leurres est une technique riche et efficace qui permet de prendre beaucoup de poissons. Ceux qui se trouvent aujourd’hui heureux propriétaires d’un bateau à moteur peuvent, très simplement, se transformer en « traqueurs de bars » !

<< Ce bar pris au Stick Bait fait parti d’une troupe de poissons en chasse autour du bateau.

Savoir trouver la bonne profondeur du poisson est la première règle essentielle pour le pêcheur embarqué.

Cela demande une bonne connaissance des leurres et de leur fonctionnement mais également une lecture constructive des informations données par le sondeur.

Ce dernier est on ne peut plus indispensable dès que l’on pêches des secteurs assez éloignés du bord où rien ne permet la localisation du poisson. Tous les éléments marins doivent être pris en compte, les courants, les profondeurs, la météo (ensoleillement, état de la mer).

Pour le pêcheur débutant, cette multitude de paramètres est souvent rédibitoire. Pourtant, avec un minimum de structure et de logique dans sa façon d’aborder un secteur, le novice peut prendre du poisson immédiatement.

Toute la magie des leurres est là, dans les réactions qu’ils déclenchent chez les bars. Il n’est pas rare, en Bretagne, d’enregistrer un très grand nombre de touches dans une journée. Cela demande naturellement de bonnes conditions et surtout une bonne sélection de leurres qui permettra de répondre précisément aux demandes momentanées des poissons.

Les leurres utilisés sont d’une diversité inouïe. Grâce à la multitude de formes, de tailles et d’actions, le pêcheur en bateau va pouvoir exploiter la plupart des postes qui sont susceptibles d’abriter des bars en chasse. Ces postes se décomposent ainsi :

  • Les courants : ils sont créés par les masses d’eau et les différences de températures. Ces courants sont plus ou moins puissants et entraînent grande quantité de nourriture. Les bars s’y placent pour attendre et surprendre leurs proies. Les courants peuvent se situer dans toutes les couches d’eau, du fond jusqu’à la surface. Généralement, les eaux froides sont plus « lourdes » que les eaux chaudes, aussi les courants s’étagent en fonction de la température des eaux qu’ils transportent. Il est important de préciser que les bars se positionnent toujours face au courant de manière à nager sur place, ce qui leur permet de voir arriver leurs proies.
  • Les « secs » : il s’agit de plateaux de roches ou de sable (très rares) qui émergent nettement du fond. Ces volumes « hors sol » constituent de véritables postes à bars car ils y trouvent une nourriture plus facile. En effet, ces secs étant souvent léchés par les courants ou les vagues, les bars se cachent à leurs abords et surprennent leurs proies bien plus facilement qu’en pleine eau.
  • Les éboulis de roche : nous touchons là à la côte même. Les amoncellements et éboulis de roches plongeants sont autant de postes à bars dont la richesse n’a de limites que les vastes étendues qu’elles représentent. Oeuvrant du large, le pêcheur en bateau a de très fortes chances de surprendre les poissons s’il sait exploiter les différents secteurs.
  • Les mattes d’algues : souvent constituées de longues étendues végétales, ces postes sont des abris de choix pour les bars. Ils s’y cachent, s’y reposent et y sont présents de façon régulière. Ils sont également à prospecter.
  • Les trous : si les trous sont bien dessinés, ils peuvent abriter des bars qui se placent juste à la limite haute. Nos poissons se mettent museau au courant et attendent les proies qui leur passent au dessus de la tête. Pour ces dernière la surprise est totale.Pour aborder l’ensemble de ces postes avec un maximum de réussite, il est important de bien connaître l’étendue des leurres qui sont à notre disposition ; la réserve de leurres doit tenir compte de tous ces postes éventuels pour pouvoir être en mesure d’attaquer chaque poste avec les leurres qui lui conviennent.

Quel que soit le profil du poste attaqué, on peut l’exploiter sur toute la hauteur d’eau. Ceci va du fond vers la surface.

Il existe donc des leurres qui évoluent de façon différente dans cette couche d’eau.

Nous décrirons dans la prochaine partie toutes les familles de leurres qui vous permettront d’exploiter tous les secteurs mis à votre portée par votre bateau.

La mise à l’épuisette est toujours le moment le plus stressant pour le pêcheur. Prenez garde à garder le contrôle jusqu’à ce que le poisson soit hors de l’eau.

Pour ceux qui utilisent de la tresse, méfiez vous dans les derniers instants. La tresse étant non élastique, les coups de tête des derniers instants peuvent créer des décrochages inattendus.

Réglez donc votre frein de façon à éviter cela. Optez également pour une épuisette à mailles en monofilament. Ces épuisettes ont de multiples avantages.

Tout d’abord l’aspect translucide du nylon effraie moins le poisson au bord du bateau. cela permet de le conduire plus facilement au centre de l’épuisette.

Ensuite, les triples ne se piquent pas dans les mailles comme ils le font avec les mailles en nylon tissé.

Sur un secteur de pêche les conditions peuvent changer en quelques minutes.Le poisson qui se tient au fond à un moment donné peut très vite monter en surface.Pour cette raison il est capital de ne pas focaliser sa technique sur un seul leurre.

<< Il faut s’acharner à changer de type de leurre, de taille ou de couleur dès que l’on ne remarque pas de touche ou de mouvements dans l’eau.

Bien souvent, les poissons de taille moyenne chassent en groupe et sont ainsi nombreux autour du bateau.La prise d’un poisson peut effrayer les autres à moins que l’on change de côté régulièrement.


Ceci dit, les moments de frénésie alimentaire sont assez courants et créés par la surexcitation des poissons qui se font concurrence entre eux.Ces moments sont magiques !

Dans la première partie de ce sujet, nous avons décrit les grands avantages du bateau dans la pratique des pêches aux leurres ainsi que les différents postes à exploiter. Nous allons maintenant décrire de façon large les grandes familles de leurres qui nous permettent de prospecter chaque cm3 d’eau !

Les leurres de surface

Ces leurres sont naturellement conçus pour travailler dans la pellicule supérieure de l’eau. Cette pellicule comprend en fait les 20 derniers centimètres dans et sur lesquels nous allons faire évoluer nos leurres. Les leurres de surface se décomposent en trois familles que sont les Poppers, les poissons à hélices, les « pencil poppers » (trad. Poppers crayons).et les « Stick baits » (trad. Leurres bâtons).

Les poppers :

peche du bar en bateau

Les poppers sont des leurres d’une très grande simplicité qui sont destinés à créer un bruit caractéristique à la surface de l’eau. La tête de ces leurres est biseautée vers l’avant ou vers l’arrière. Le profil des biseaux est très variable et dépend du modèle utilisé.

Ces leurres s’emploient généralement en début et en fin de saison dans des eaux relativement fraîches. Leur fonctionnement crée une gerbe d’eau en avant du leurre, produite après chaque traction du pêcheur.Ces leurres sont très agaçants pour les poissons et suscitent bien souvent des réactions purement agressives. Ils sont très efficaces en bordure même des roches. Le maniement se fait par franches tirées courtes et saccadées.

Les poissons à hélices :

peche au bar en bateau en bretagne

Les poissons à hélices sont certainement les plus anciens leurres de surface que nos anciens connaissent.

Ils sont basés sur le brassage intense de l’eau produit par deux hélices avant et arrière.

Ces hélices brassent la surface même de l’eau et produisent des centaines de gouttes et de bulles d’air dans la pellicule d’eau.

Ces signaux sont entendus de très loin par les poissons qui y réagissent très souvent.Il se peut que les poissons suivent sans prendre ces leurres, preuve incontestable de la curiosité que suscitent les poissons à hélices.

Le maniement se fait par récupération régulière entrecoupée d’accélérations et de coups de canne plus ou moins secs.

Les Pencils Poppers :

pêche au bar

Il s’agit de Poppers allongés dont la face avant est relativement étroite. Ils se comportent à la fois comme un popper et comme un Stick bait. Leur nage est à peine plus profonde dans la couche d’eau que les deux précédents leurres. La différence avec les poppers vient du fait que le corps se met en mouvement sous les sollicitations du pêcheur.

Le leurre oscille et zigzague sur la surface au gré du maniement.

On a affaire ici à un leurre bien plus « réaliste » dans son comportement que les deux précédents.

Ces leurres se lancent à une très grande distance et sont parfaits pour atteindre les secteurs éloignés ou pour passer entre les têtes de roches.

Les stick baits :

Ce sont les rois de la surface puisqu’ils permettent des fantaisies extrêmement poussées et un travail très fin sur le poisson. Les Stick Baits sont basés sur des glissements à la surface engendrés par un coup de main bien particulier du pêcheur. Ce maniement technique permet d’imprimer au leurre une dynamique légère puis de le laisser glisser naturellement sur l’eau. S’ensuivent des trajectoires plus ou moins aléatoires qui font tout le charme de ces leurres. Les Stick Baits sont parfaits pour pêcher des postes précis ou pour « taper l’eau » à la recherche de poissons situés en pleine eau.

Les leurres de mi-profondeur :

Ces leurres sont destinés à explorer les couches intermédiaires. Ils permettent de pêcher entre la surface et plus ou moins 3 mètres de fond.

Ces leurres s’appuient sur le travail d’une bavette en plastique ou en métal (pour la traîne) plus ou moins grande.

On distingue trois familles dans cette catégorie que sont les Deep Runner (trad. Grands plongeurs) ,les Minnows (trad. Poissonnets), et les Jerks Baits (trad. Leurres dansants).

Les Deep Runner :

Ces leurres ont un corps assez long et effilé associé à une bavette très longue. Cette bavette fine et étroite confère une nage très rapide au leurre et lui permet de descendre très profond. Ce sont les leurres qui permettent de pêcher le plus profond dans cette famille, idéals pour exploiter les veines de courant de profondeur ou les abords d’une tête de roche.

Les Minnows :

montage peche au bar en bateau

Ces leurres sont un corps assez effilé mais conservent un dos assez bombé. Ils ont une nage lente qui convient très bien par mer assez agitée.

Lourds et puissants ces leurres sont parfaits pour tenter les grosses pièces dans des conditions difficiles.

Leur bavette courte modère la plongée de ces leurres et les maintiens à des profondeurs moyennes oscillant entre – 10 cm et – 1 mètre environ. On doit privilégier ces leurres lorsque la surface est très agitée et que les bars sont à l’affût aux abords des roches.

Les Jerk Baits :

Très proches des précédents, les Jerks baits sont munis d’une petite bavette et sont plus effilés que les Minnows.Ils sont parfaits pour travailler dans les quelques centimètres proches de la surface. Ils s’adressent à des poissons assez hauts sur l’eau.

Leur nage est assez serrée et peut s’agrémenter de maniements spécifiques destinés à leur donner une vie qui, au final, est très réaliste.

Les Jerk Baits sont parfaits pour pêcher les hauts fonds ou les abords des roches par beau temps et mer calme. Ils conviennent idéalement pour déclencher des attaques de poissons qui suivent les leurres de surface sans s’y éterniser.

Les leurres de fond

Ces leurres sont destinés à aller chercher les grandes profondeurs. Ils permettent de pêcher à même le fond ou entre deux eaux lorsque le poisson ne se manifeste pas en surface. On en distingue quatre sortes qui travaillent de façon différente, ce sont les Countdown (trad. Leurres à plongée contrôlée) ,les Crank Baits (trad. Leurres histériques), les Vibration Plugs (trad. Leurres à vibrations intenses), et les leurres souples.

Les Countdown :

bar

Ces leurres sont généralement des leurres à bavette qui vibrent sous l’effet de la pression de l’eau. Plombés à l’intérieur du corps ils coulent dès que la ligne est détendue.

Cette coulée est lente et régulière ce qui permet de compter les secondes mises par le leurre pour toucher le fond. On peut ensuite pêcher précisément à toutes les hauteurs d’eau successives en retranchant quelques secondes à chaque coulée.

Ces leurres sont d’une grande précision et sont parfaits pour pêcher sur des secteurs profonds en pleine mer (pour passer juste au dessus des roches ou des algues).

Les Crank Bait :

pêche dorade

Ces leurres sont courts et trapus.

Ils possèdent soit une bavette très longue qui leur permet de plonger très profondément à la récupération soit une très courte qui les garde presque en surface.

Comme leur corps est court ils nagent de façon très intense et rapide.

Ces leurres sont parfaits pour pêcher des secteurs rocheux car leur angle de nage évite bien souvent les accrochages. On doit généralement les utiliser lorsque les poissons sont fainéants pour les agacer.

Les Vibration Plug :

Ces leurres sans bavette sont basés sur la pression qu’exerce l’eau sur la face plane de leur tête. Cette tête particulière engendre des vibrations très intenses qui sont souvent soutenues par des billes sonores contenues dans le corps des leurres. Ils sont très efficaces pour pêcher les secteurs très profonds car ils sont très denses et coulent très vite.

Il faudra toutefois veiller à récupérer jusqu’à toucher le bateau, les attaques se déclenchant souvent très tardivement.

Les leurres souples :

peche bar bateau

La famille des leurres souples est d’une richesse incroyable. On en trouve de toutes les formes, toutes les tailles, tous les coloris et même des modèles « odorants ».

L’avantage des leurres souples est de pouvoir pêcher à l’extrême ralenti. Ils coulent et permettent donc de pêcher à même le fond.

Ce sont d’excellents leurres par eaux froides lorsque les poissons vivent au ralenti.

Comme nous pouvons le voir à la vue de tous ces leurres, le choix n’est pas toujours facile pour le pêcheur. Toutefois, un peu de logique et le suivi de règles simples permettent de se conforter dans une pêche sûre. Sachez qu’en arrivant sur un poste, il est important de savoir jouer avec la dérive du bateau pour protéger au mieux le poisson des bruits dérangeants.

Stoppez donc les moteurs quelques centaines de mètres avant le poste convoité en appréhendant naturellement la dérive du bateau.

Commencez toujours par pêcher en surface pour descendre peu à peu vers le fond, cela évitera de contrarier des poissons qui ne sont pas à l’étage que vous pêchez. Quoi qu’il arrive, et tant que vous n’avez pas « trouvé » le poisson, faites varier l’étage de prospection jusqu’à trouver le bon.

Soyez, de plus, conscient qu’en une seule et même partie de pêche, les poissons sont capables de remonter du fond à la surface parcourant ainsi plusieurs mètres. Ceci pour dire qu’il ne faut jamais rester figé sur une technique mais la faire varier sans cesse.

Laisser un commentaire