peche dorade 2019

Comment pecher la dorade? tous savoir sur la belles aux sourcils d’or

La pêche de la dorade et surement la pêche en mer la plus pratiquée sur nos cotes françaises. Découvrez les mœurs et habitudes de ce poisson exceptionnel afin de réussir vos prochaines partie de pêche

CONNAÎTRE LA DORADE

S’annoncer spécialiste de la Dorade Royale n’est pas donné à tout le monde. L’apprentissage de sa pêche est un dur parcours. Pour ceux qui la connaissent bien, il n’est pas osé de la comparer aux créatures de rêve qui font battre nos cœurs chaque jour… Son caractère bien trempé, sa beauté légendaire et sa combativité n’ont rien à envier aux femmes qui animent notre vie.

‹‹‹ Du débutant au pêcheur expérimenté, un tel poisson laisse toujours des souvenirs inoubliables. tentez de devenir un véritable chasseur de dorades !

Ses habitudes

La Méditerranée est radicalement différente de l’Atlantique, pourtant les dorades s’y comportent de manière similaire en recherchant des sites de reproduction et de nourriture.

Il ne serait donc pas juste de séparer clairement la pêche de la dorade atlantique et celle de sa sœur méditerranéenne. Dans les deux cas, point de guidage « radio », point de repère flagrant qui permettent de trouver notre poisson à heure fixe.

Comparativement au bassin d’Arcachon, haut lieu de la pêche de la dorade en Atlantique, le Golfe du Lion (dont Sète se veut le porte-parole), est greffé d’une multitude d’étangs assimilables à des bassins. Les dorades y pénètrent au printemps pour frayer, mais surtout pour se nourrir durant toute la période estivale.

Au gré des températures et de l’oxygénation, les dorades tentent des sorties tant diurnes que nocturnes durant lesquelles elles vont glaner quelques crabes ou coquillages à l’orée des blocs rocheux ou des grandes étendues granitiques de la région. On note généralement de grosses rentrées de belles dorades en début de saison, toutes des génitrices qui assurent (quand on ne les rafle pas à coup de filets) la reproduction de l’espèce.

Ces bancs de gros poissons, compacts et denses, font aussi la joie des pêcheurs sportifs qui tout au long de la côte méditerranéenne s’étalent sur des centaines de kilomètres pour attendre leur dorade, celle dont la défense leur fera perdre toute retenue.

Nous allons détailler les méthodes de pêche, les exigences des poissons, les appâts nécessaires et surtout la manière d’aborder ce poisson mythique. Départ pour le grand frisson…

le caractère de la dorade royale

Le chercheur de grosses dorades doit avant toute chose s’armer de patience. Il est tributaire du caractère volage de notre poisson qui se déplace en bancs importants de postes en postes sans jamais rester plus d’une demi-heure à la même place.

Toutefois, la daurade nous donne la possibilité d’anticiper son arrivée car elle passe généralement sur les mêmes secteurs à la même heure (approximativement). Se nourrissant toute la journée et une partie de la nuit, la dorade laisse donc au pêcheur le temps de la rechercher ou de l’attendre.

la daurade nous donne la possibilité d’anticiper son arrivée car elle passe généralement sur les mêmes secteurs à la même heure

Le pêcheur expérimenté apprend rapidement à reconnaître les lieux de passage des dorades qui instaurent en début de saison une sorte de chemin de croix sur lequel s’étalent des kilomètres d’essaims de moules…

Cette exactitude propre à la dorade nous permet donc de nous familiariser rapidement, par une simple écoute des « bruits de l’eau », avec les différentes zones de passage des dorades.

Mais une fois estimée la cartographie de son champ d’action, le pêcheur doit se fixer des heures, et là ce n’est pas toujours aussi simple. On peut parfois retrouver les dorades au même endroit durant plusieurs jours, mais sans que l’on sache pourquoi vient le moment où elles disparaissent comme par enchantement.

La stratégie adoptée permet alors de trouver ou d’attendre patiemment le poisson.


Comment pêcher la dorade: l’approche

Vous rencontrerez bien des pêcheurs au comportement différent tout au long des côtes méditerranéennes. Certains vous affirmeront avec raison que la dorade doit s’attendre patiemment, littéralement arrimé à son poste de pêche.

D’autres, au caractère plus baroudeur, ne comprendront pas comment certains pêchent ainsi et vous affirmeront une fois de plus à raison que la dorade se traque, que l’on doit la « renifler », la débusquer de ses postes les plus secrets.

De tout cela, vous en déduirez qu’il est possible d’agir de deux manières:

  • soit par l’attente comme le surfcasting
  • soit par la recherche.

‹‹‹ Choisir un poste à dorades n’est pas un choix hasardeux. En aucun cas vous ne devez vous référer à votre instinct qui sera bien souvent votre pire ennemi. Cherchez des secteurs à forte concentration nourricière et prévoyez de vous installer pour plusieurs heures.

Les pêches d’attente pour la dorade :

il est des postes que de nombreux pêcheurs côtoient tout au long de l’année et qui « attrapent » une réputation qui leur collent à la peau des années durant. Ces postes peuvent être intéressants pour les deux raisons principales que sont leur positionnement stratégique ou leur richesse alimentaire.

Le positionnement stratégique :

Sachant que les dorades entrent dans les étangs littoraux, il est logique de chercher à les intercepter en certains endroits par lesquels on est certain qu’elles transiteront.

Ces zones peuvent être des bassins portuaires (Sète), des canaux (Port Saint Louis) ou tout simplement des étranglements assez courants aux abords directs des étangs.

Ces secteurs de pêche sont effectivement très fréquentés et très recherchés par les pêcheurs qui ont la quasi certitude de voir passer les poissons à un moment donné de la journée.

La richesse alimentaire :

Certains postes de pêche ne présentent aucune particularité géographique justifiant une attente prolongée, toutefois, leurs fonds sont si avantageusement recouverts qu’il serait totalement absurde de ne pas y pressentir le passage de belles dorades.

Point de doute possible dès lors que l’on croche avec régularité, il s’agit sûrement d’une zone rocailleuse où s’amoncèlent des essaims de moules à n’en plus finir. Ce type de secteur est du véritable pain béni pour le pêcheur de dorades qui sait qu’il y trouvera bien vite l’objet de ses attentes.

L’inconvénient majeur de cette technique est de devoir souvent ‘lutter’ pour trouver une place et la densité de pêcheurs étant telle, il est souvent impossible de pêcher correctement. Certains préfèrent donc rechercher activement la dorade.

‹‹‹ Les blanquettes (dorades portion) sont accessibles à tous. Elles naviguent en bancs énormes le long de la côte. Les rechercher en changeant de poste est alors un bon moyen de réaliser de belles pêches.

Les pêches actives pour la daurade :

il est une autre technique tout aussi payante que la précédente et qui mise entièrement sur la connaissance de son secteur de pêche, il s’agit de la prospection active.

Équipé d’une seule canne, le pêcheur va écumer l’ensemble des postes qu’il connaît sur sa zone de pêche pour tenter d’en débusquer les dorades. Celles-ci empruntant des chemins bien spécifiques jalonnés de bancs de roches, de piliers recouverts de moules ou d’herbiers, elles en oublient parfois de passer là où on les attend.

Changer de poste constitue donc une alternative qui peut s’avérer bien plus attrayante que les longues heures d’attente immobile.


Comment pêcher la dorade: Les règles d’or

Les grosses dorades se méritent car elles sont éduquées. Ce n’est pas forcément qu’elles soient bien plus méfiantes que leurs congénères juvéniles mais plutôt qu’elles aient appris au fil des années à ne pas se déplacer pour rien.

La loi du plus fort régnant plus qu’ailleurs, les plus grosses ont autorité sur les plus jeunes et la sélection des meilleurs secteurs se fait naturellement. C’est pour cette raison majeure que l’on peut déterminer certaines règles immuables:

‹‹‹ Ce magnifique poisson fut piqué sur un secteur peu orthodoxe. Pourtant, la profondeur de ce secteur et la grande richesse aquatique attire des monstres de plusieurs kilos.

Les grosses dorades arrivant, il est extrêmement rare de continuer la prise de dorades de taille inférieure. Alors que vous enchaîniez les poissons de 300 à 400 grammes, voilà que d’un seul coup les touches cessent pour laisser place à de véritables agressions.

Les gros poissons se sont alors installés sur le coup en ayant pris soin de chasser les petites dorades qui n’avaient alors plus le pouvoir.

Les postes les plus calmes et les plus intéressants d’un point de vue alimentaire sont rarement laissés orphelins et les plus belles pièces en font leur territoire de chasse.

Point de petites dorades en de tels lieux qui malheureusement se situent souvent au plus profond des étangs ou des bassins portuaires. Il faut donc les localiser et parfois pêcher dans des secteurs très surprenants.

C’est pour cette raison que de nombreux pêcheurs ne parviennent pas à capturer de très belles pièces en dehors de deux périodes très courtes (en début et fin de saison) alors qu’elles quittent leurs quartiers estivaux.

Le choix de ses appâts peut souvent générer la venue de prises de taille supérieure pour peu qu’ils soient utilisés à bon escient. Choisir des appâts de petite taille peut donc paraître ridicule si l’on sait présentes des dorades de plus du kilo.

Si pour vous le jeu en vaut la chandelle, il est alors plus judicieux de se dispenser de la prise de petites dorades en utilisant des appâts en rapport avec vos espérances. Sachez qu’un appât volumineux poussera toujours un beau poisson à chasser tout son entourage pour se l’approprier.

Quelques appâts pour pêcher les grosses dorade:

la qualité des appâts est toujours une condition essentielle pour espérer réussir. On voit ici trois appâts rois pour la dorade méditerranéenne :

  • le ver de chalut
  • le couteau
  • le ver américain.

De nombreux autres appâts viennent compléter un tableau qu’il est toujours difficile de gérer. Pour vous tranquilliser, prévoyez plutôt large en variétés d’esches.


Comment pêcher la dorade: La météo

La dorade est un poisson dont le comportement peut nous paraître mystérieux, mais qui s’avère pourtant parfaitement réfléchi !

Tout comme le loup, ce poisson apporte une multitude d’intrigues et d’informations au pêcheur qui sait lui tendre l’oreille. Ainsi, les acharnés savent qu’il n’est même pas nécessaire de sortir les cannes lorsque les agressions du mistral ou de la tramontane (vents de nord dans le midi) se font omniprésentes.

Ces vents du diable sont capables d’abaisser la température de l’eau de 5° à 6°, clouant littéralement la gueule de notre poisson. Sachez que les dorades peuvent périr d’un abaissement trop important de la température, ce qui explique certainement leur sensibilité aux conditions météorologiques.

Mais alors que faut-il attendre pour sortir ses cannes ? L’anticyclone des Açores est le meilleur allié des pêcheurs de dorades. Il donne à l’air automnal une lourdeur et une moiteur qu’apprécient vraiment les dorades. D’autre part, l’absence totale de vent est un signe révélateur de période favorable.

Les brouillards matinaux finissent de vous assurer d’une probable réussite car les dorades seront parfaitement informées elles aussi de la situation.

Le plus important est d’avoir l’oreille et d’être attentif à toute variation climatique car les mois d’octobre et de novembre annoncent le départ des dorades. Si vous êtes prêt, à l’affût du moment parfait, nul doute que vous réussirez à intercepter quelques-unes de ces machines de guerre.

À l’inverse, si vous ne faîtes pas attention à ce qui suit, les quelques jours de bonheur passeront certainement sans vous.

‹‹‹ Les blanquettes sont nettement moins sensibles que les grosses dorades aux influences météo. Toutefois, de trop brusques variations de température sont bien souvent néfastes.

Insistons bien sur cette fichue météo et surtout sur les différentes tendances que l’on peut rencontrer en automne, car c’est là tout le problème. Jouer de la technique pour piéger des poissons éduqués et combatifs peut se faire sans problème pour peu que vous lisez attentivement le site peche en mer.

Trouver les meilleurs appâts peut aussi se faire si l’on est tenace et volontaire, mais intercepter les dorades fuyantes demande un flair et une intuition uniquement basés sur l’évolution du temps.

L’automne est signe de départ pour des dorades qui pressentent un refroidissement prochain des eaux et qui s’apprêtent à frayer dans des fonds plus importants.

Pour éviter de se faire prendre par le froid, elles quittent subitement leurs zones de tenue et en quelques jours seulement ce sont des milliers de tonnes de poissons qui quittent les étangs.

‹‹‹ Près de deux kilos pour ce superbe poisson pris au crabe. Deux kilos de muscles qui ne demandent qu’à vous faire paniquer.

En fonction du temps qu’il fait durant l’automne, l’ultime échéance est ou non repoussée. Le pêcheur doit donc intervenir dès que sont annoncés les premiers risques de refroidissement.

Les coups de mistral sont donc à surveiller avec angoisse car au bout de deux ou trois jours de vent, ils chassent presque totalement les dorades en dehors des étangs.

Les pêcheurs se pressent alors aux zones stratégiques dont nous parlions plus haut pour profiter des passages. Si au contraire la chaleur de l’été indien persiste, les dorades ne partiront qu’au compte-goutte attendant l’ultime rafraîchissement.

Mêmes constatations avant les gros orages. Lorsque l’on voit pointer un amas de nuages noirâtres à l’horizon, et jusqu’à ce que les foudres se déclenchent, les dorades sont souvent prises d’une furieuse envie de mordre. On peut ainsi enchaîner jusqu’à 6 ou 7 poissons en une petite demi-heure (expérience maintes fois vécue).

Je pense personnellement qu’il n’existe aucune règle dans l’approche météorologique de la dorade en dehors de ces trois points qui me semblent essentiels et permanents :

  • Un temps anticyclonique favorise un rythme nourricier très régulier chez la dorade
  • Un brusque refroidissement des eaux met l es dorades en mouvement
  • Un violent orage déclenche la boulimie chez les dorades présentes sur le poste

‹‹‹ C’est en automne que l’on pique les plus grosses quantités de belles dorades. Il faut alors être disponible pour ne pas rater l’ultime transhumance.

L’automne est une saison de rêve pour le pêcheur de grosses dorades. Les contrastes importants qui jalonnent les conditions météorologiques de fin d’année (températures, pluviométrie, pression atmosphérique) sont réellement perturbants pour les dorades et font ainsi la joie des pêcheurs.

Il ne manque plus que les dorades réagissent aux cycles des marées… Un de mes meilleurs amis est en effet assez fou pour avoir étudié de près les comportements des dorades en tentant d’y associer des rapports avec les tables des marées.

Le fait est qu’aujourd’hui ses pêches sont programmées en début de saison sur un annuaire des marées et que d’après lui ses taux de réussite approchent un pourcentage totalement indécent… Nous vous réservons donc une petite surprise dans les mois à venir  !